Les règles d’or du web 2.0

Pour fixer un peu les idées, reprenons les principaux traits du web 2.0 :

il privilégie l’approche « bottom-up » : les idées émergent de communautés menant des expériences puis sont théorisées afin d’être appliquées.

Un excellent exemple de ceci est le phénomène AJAX : Google sort quelques services (suggest, Gmail, Maps) utilisant l’objet Javascript XMLHttprequest ; quelques développeurs décryptent et propagent le principe ; celui-ci est ensuite théorisé et popularisé par un article qui lui donne son appellation si bien marketée.

il est communautaire : ce sont des communautés qui font vivre les sites / applications web 2.0 car celles-ci les enrichissent au fur et à mesure de leur utilisation.

Toutes les grandes références du web 2.0 suivent ce principe : del.icio.us, wikipedia, flickr…

il offre une interface riche : de préférence AJAX car ce dernier est plus ouvert que Flash ou Java.

Les premiers exemples qui viennent à l’esprit sont évidemment les services Google cités précédemment… mais le phénomène sera certainement bientôt universel et tous les grands sites devraient être peu à peu enrichis dans les mois qui viennent.

il est « user-centric » : c’est à dire que l’utilisateur est considéré comme un acteur en soi pouvant sur un site donné : participer, posséder des informations personnelles et adapter la présentation du site à l’usage qu’il en fait.

MyYahoo ! est un exemple partiel de ce principe… il a d’ailleurs récemment été immité par Google sur ce point.

il est interopérable : tout l’art du web 2.0 étant de relier entre eux des informations et des services pertinents, il faut que ces derniers puissent être aisément mis à disposition.

Il s’agit tout simplement des systèmes de syndication de contenu (RSS, Atom) mais aussi, bien entendu, des web services (en privilégiant les architectures REST et SOAP).

il offre des services indépendants plutôt qu’un package logiciel fermé

Google et sa myriade de services offre une fois de plus le meilleur exemple de ce trait du web 2.0

il donne du sens au contenu : on ne veut plus avoir à faire à de simples chaînes de caractères mais à des concepts lorsque l’on cherche et trie l’information.

On a donc, à côté du web sémantique façon RDF des systèmes de tags plus simples et orignaux qui se mettent en place : par exemple les micro-formats.

De manière plus prosaïque, le web 2.0 c’est l’avenir du web, tout simplement.
Et il semble à pas mal de gens que l’avenir présentera ces quelques caractéristiques qu’on pourrait peut-être encore probablement compléter… alors n’hésitez pas à contribuer !