Une traduction de "What is web 2.0" de Tim O’Reilly

Mise à jour : la traduction finalisée se trouve ici.

Je n’ai pour le moment trouvé aucune traduction correcte de l’article fondateur de O’Reilly sur le web 2.0. Etant d’après moi une lecture incontournable pour qui veut avoir un point de vue sur le sujet, j’ai décidé de m’y coller. Vous trouverez donc ici une première partie de cette traduction (l’ensemble est peu long, j’y vais donc pas à pas).

« Qu’est-ce que le web 2.0 » par Tim O’Reilly

L’explosion de la bulle internet en 2001 a définitivement marqué un tournant dans l’histoire du web. Beaucoup de gens ont à ce moment considéré que le web était une technologie surévaluée alors qu’au contraire, le fait qu’une bulle se forme puis éclate est un trait commun à toutes les révolutions industrielles. Ces soubresauts sont même caractéristiques du moment où une technologie ascendante est prête à entrer dans une nouvelle phase.

 

C’est en effet le moment où les simples prétendants arrivent à bout de souffle tandis que les points forts des premiers gagnants apparaissent : et c’est seulement là que l’on commence à comprendre ce qui distingue les premiers des seconds.

 

Le concept de web 2.0 est apparu avec une conférence « brainstorming » entre O’Reilly et Medialive International. Dale Dougherty, pionner du web et membre d’O’Reilly notait alors que bien loin de s’être effondré, le web n’avait jamais été aussi important et que nombre de nouveaux sites et applications à caractère innovant apparaissaient avec une régularité déconcertante. De plus, les quelques sociétés qui avaient survécu à l’hécatombe semblaient avoir quelque chose de commun. Se pouvait-il que le crack des « dot com » eût révélé une nouvelle ère pour le web au point que l’expression « web 2.0 » ait un sens ? Nous tombèrent d’accord sur le fait que cela en avait un : la conférence web 2.0 était née.

 

En un an et demi (ndt : l’article est daté du 30/09/2005), le terme « web 2.0 » s’est franchement popularisé avec plus de 9,5 millions de citations dans Google. Mais il reste encore de multiples points de désaccord sur sa signification exacte, un certain nombre de personnes décriant ce qui ne leur semble être qu’un buzzword bien marketé, d’autres y voyant une nouveau modèle de pensée.

 

Cet article est donc une tentative de clarification du sens du terme « web 2.0 »

Dans notre brainstorming initial, nous avons exprimé notre ressenti du web 2.0 par l’exemple :

Web 1.0 Web 2.0

 

DoubleClick –> Google AdSense
Ofoto –> Flickr
Akamai –> BitTorrent
mp3.com –> Napster
Britannica Online –> Wikipedia
sites perso –> blogs
evite –> upcoming.org et EVDB
spéculation sur les noms de domaines –> optimisation pour moteurs de recherche
pages vues –> coût au clic
« screen scraping » –> services web
publication –> participation
système de gestion de contenu –> wikis
arborescence (taxonomie) –> tags (« folksonomy »)
rigidité du contenu –> syndication de contenu

 

Et la liste pourrait encore s’allonger… Mais cela ne nous dit toujours ce qui fait qu’une application ou un concept est web 1.0 et un autre web 2.0. (La question est particulièrement pressante dans la mesure où le terme « web 2.0 » s’est à ce point répandu que des entreprises se l’approprient bien souvent sans réelle compréhension de sa signification. C’est d’autant plus délicat que la plupart de ces start-ups friandes de termes à la mode ne sont en rien web 2.0 et que parallèlement à cela des applications que nous avons identifées comme étant web 2.0, comme Napster ou BitTorrent ne sont même pas des applications web à proprement parler !)

 

Nous avons donc commencé à tirer de ces exemples les principes qui sont d’une manière ou d’une autre à la base des succès du web 1.0 et des applications récentes les plus remarquables.