Une définition personnelle du web 2.0

Ce blog tendant à démontrer que le web 2.0 recouvre des réalités qui vont bien au delà du simple buzz, je me réjouis, au fil de mes recherches sur le concept, de constater que les sceptiques donnent de moins en moins de voix. Alors les défenseurs du concept ont-ils gagné ? Peu m’importe tant il me semble que cette notion peut être ambiguë et difficile à expliciter.

Une question des organisateurs d’une conférence m’a poussé à écrire ce billet : « quelle est votre définition du web 2.0 ? »… j’ai alors réalisé que je n’en avais jamais donné à titre personnelle peut-être du fait de mon trop grand respect pour Tim O’Reilly et son article. Or, il me semble que celui-ci passe à côté de quelques notions importantes dans le phénomènes web 2.0 : les nouveautés amenées par la philosophie RubyOnRails et, dans une moindre mesure, le retour du web sémantique sont pour moi deux oublis dans son tour d’horizon.

Je vous livre donc ici ma définition du concept web 2.0 et la soumets au feu de votre critique :

– à la base, la phase de consolidation (comme dans toute révolution industrielle) de l’ère Internet : la bourse qui repart, des budgets qui se débloquent, des acteurs (dont quelques emblèmes) qui innovent, les infrastructures qui se déploient et augmentent les possibilités (en terme d’audience, de performances, et d’opportunités)
– du coup, les usages entrent dans une nouvelle phase : une phase de maturité dans laquelle les utilisateurs peuvent se réapproprier le web. Ils cherchent, achètent, publient, discutent, téléchargent…
– un cercle vertueux est alors en place :
le public est satisfait => les innovations rapportent de l’argent aux investisseurs => les investisseurs débloquent plus de fonds => les innovations se multiplient => le public est satisfait

Cette phase de développement économique accompagne le développement de la culture de ceux qui en sont à la base :
– innovation,
– participation,
– ouverture,
– le web en tant qu’univers,
– et aussi : standards du web, sympathie pour l’open-source, jeunesse, souvenir de l’éclatement de la bulle

A partir de là les incarnations du web 2.0 sont symboliques de cette culture :
ajax, blogs, communautés, rubyonrails, web services, webtop, Google, rss, folksonomies, microformats…

Avec un très gros raccourcis, on pourrait donc dire : « le Web 2.0, c’est la culture Google ».