Du bon usage du tagging

Suite à un petit débat sur TechCrunch, je me permets de vous livrer quelques réflexions sur un phénomène très web 2.0 : le tagging.

Le tag est aujourd’hui perçu comme une solution de classement et de partage des informations ultime, en particulier avec les succès de Flickr et de delicious. Toute application web 2.0 devrait donc, à en croire certains, comporter un système de tags pour être réellement efficace. Ce type de raisonnement tient d’après moi plus du prêt-à-penser que de l’analyse… je vous propose donc une petite analyse d’un cas d’actualité : Google Notes.

Google Notes est système de prise de notes sur des pages web favorites (via un plug-in sur votre navigateur), notes que vous pouvez éventuellement rendre publiques façon delicious. Or il est reproché à Google Notes l’absence du tagging. Je ne comprends pas ce reproche et voici pourquoi :

Le tagging est élément très important du web 2.0. Mais pourquoi ?

Parce qu’il permet de passer d’un système de “taxonomy” (classement arborescent unique) à un système de “folksonomy” (classement pas les utilisateurs et non-arborescent) de manière très simple…

Or Google a déjà un système de “folksonomy” avec son système de prise de notes en langage naturel et son moteur de recherche… le tag devient alors tout simplement désuet (d’ailleurs vous pouvez prendre des notes similaires à des tags, si cela vous chante). Rappelez-vous d’une des devises de Google : “ne classez plus, cherchez”. Et c’est à mon avis là, l’erreur des analyses que je dénonce ici : elles voient ce choix comme un manque alors que c’est au contraire un point fort vis-à-vis de la concurrence.

Et vous, qu’en pensez-vous ?