Javascript est le nouvel HTML

Du SQL à Javascript

Lors de l’avènement des pages web dynamiques (que PHP venait de simplifier considérablement), une phrase commença à se répandre pour signifier que nous entrions dans une nouvelle ère du développement web : « SQL est le nouvel HTML ».

Cela était aussi bien révélateur d’un changement de paradigme technique (le langage majeur du web n’était plus vraiment HTML mais les langages serveurs qui permettaient de tirer parti d’une base de données) qu’un changement en terme de fonctionnalités attendues par les utilisateurs : ceux-ci voudraient des pages toujours plus dynamiques, régulièrement remises à jour et centrées sur leur utilisation.

Et même si je ne cherche pas à devenir un de ces prophètes 2.0 autoproclamés, je crois qu’il est aujourd’hui temps de dire : « Javascript est le nouvel HTML » (bruit de tonnerre).

En effet, après une période où Javascript était considéré comme un gadget proscrit par tous les architectes web dignes de ce nom, AJAX lui a assuré un retour en grâce aussi rapide qu’inespéré. Si l’on entend encore parler des sempiternels supposés problèmes d’accessibilité, de sécurité et de portabalité de Javascript, ces voix sont devenues ce qu’elles auraient toujours dû être : trollesques et minoritaires.

Javascript rules the web

Javascript est devenu un composant incontournable de toute application dite web 2.0 et je pense pouvoir dire qu’il va en devenir un élément central. Le langage se structure de plus en plus, la communauté js s’étoffe et comporte désormais des architectes qui n’ont rien à envier aux langages serveurs considérés comme « nobles » : des frameworks, des conventions architecturales, de vraies possibilités de coder « full object », une amélioration continue du langage que les navigateurs s’efforcent de suivre plus fidèlement qu’ils ne le faisaient, des usines logicielles qui s’adaptent… bref, son potentiel est reconnu et enfin exploité.

La possibilité naissante de disposer d’application web fonctionnant en mode déconnecté est elle aussi décisive : en déportant toute la logique côté JS et exploitant les possibilités de stockage des navigateurs, l’application ultime est sur le point d’apparaître :
– interface riche
– portable
– sans installation
– sans problème de maintenance des postes clients
– nomade
– fonctionnant sans réseau
– technologie universelle et complètement ouverte

Développeurs, architectes, préparez-vous : Javascript, c’est vraiment pas du buzz…