Valeur ajoutée du blogueur : pertinence, rareté, reformulation et droit de citation

J’aime lire les blogs. L’expression « sagesse des foules » a pour moi vraiment un sens quand je constate, chaque jour, la richesse d’information qui est désormais disponible sur la toile. Malheureusement, comme toute production, les blogs ont un déchet important… et celui que vous lisez à l’instant même ne doit probablement pas échapper à la règle !

Ainsi, l’agacement qui me gagne à la lecture de certains posts inutiles autant que l’envie de toujours apporter quelque chose à mes lecteurs m’amène régulièrement à me poser la question : qu’est-ce qui fait la valeur ajoutée d’un article ? Autrement dit au delà du sempiternel « comment mener le lecteur à mon article ? » (le référencement), j’aimerais plutôt demander « en quoi mon article peut être utile au lecteur ?« .

Parce que je dois dire que j’en assez de voir des « articles » qui ne sont que des catalogues sans logique (genre « 87 applications web 2.0 »), des listes de liens sans explications (« bonjour, voici 3 liens intéressants ! »), voire des articles à 80% pompés d’autres sources. Oui, je sais que c’est bien pratique de prendre des paragraphes entiers chez ses « copains » blogueurs : ça fait du contenu facile pour les robots, ça augmente la fréquence des posts… mais ça n’est ni malin, ni moral, ni vraiment utile à la communauté.

Qu’on ne se méprenne pas : citer les autres en les backlinkant est une excellente habitude de la blogosphère (ça permet de connaître de nouvelles sources pour les lecteurs, c’est une manière de récompenser l’auteur par de nouveaux visiteurs et ça améliore la pertinence des moteurs de recherche), les quasi-plagier en est une autre.

La moindre des choses à faire pour évoquer le contenu réalisé par autrui est de respecter quelques règles de bon sens et de respect :
– le contenu en quelques phrases tu présenteras, en perspective tu le mettras
– pas plus de 10% d’un article tu ne citeras
– toujours tes sources tu backlinkeras

Ca peut paraître évident, mais j’ai vu récemment fleurir ça et là des blogs qui se contentent des catalogues de liens et de pompages divers (et je ne parle pas des « blogs-satellites » purement utilisés pour le référencement) : valeur ajoutée = 0, pollution de la blogosphère = maximale. Voilà c’est dit, et miracle, mes aigreurs d’estomac ont disparu.

J’en viens donc à la valeur ajoutée du blogueur. La plupart des posts blogués en ce bas monde est basé sur une actualité, une analyse ou une découverte faite par autrui. Tout l’art du blogueur est donc d’ajouter une valeur supplémentaire au contenu auquel il se réfère et il a pour cela plusieurs méthodes :
traduire le contenu dans une autre langue
critiquer le contenu
– établir des corrélations avec d’autres contenus en les mettant en perspective
reformuler le contenu pour le rendre intelligible à d’autres lecteurs
analyser le contenu pour en faire ressortir des aspects particuliers ou peu évidents
résumer le contenu (sans le trahir… exercice délicat !)
– … (liste à compléter avec votre aide)

Je suis de ceux qui pensent que le blog n’est pas qu’un espace de liberté pour le blogueur, et que celui-ci doit avoir conscience d’un certain nombre de devoirs implicites en tant que membre de fait de la blogosphère. Or la qualité de cette dernière dépend de chacun de nous.