Tamarin : le futur de Javascript par Adobe et Mozilla

A une époque où le web est la technologie dominante et Javascript son nouveau ressort, on comprend aisément que ce qui peut révolutionner Javascript peut changer beaucoup de choses par ailleurs.

Javascript, je l’ai déjà dit à de nombreuses reprises est bourré de défauts, et parmi ceux-ci, ses performances calamiteuses n’est pas le moindre. Or, à l’heure où tout est bon pour faire du javascript, cela peut s’avérer très pénible. Pénible au point que notre web 2.0 se surprend à reprendre des couleurs 1.0, lorsque toutes ces jolies fonctions ajax qui facilitent la vie de l’utilisateur se mettent à patiner à un point invraisemblable. Pire : certaines applications (comme la 3D) resteront hors de portée de JS tant que ces limitations ne seront pas levées.

Une fois encore, le problème de vient pas vraiment de javascript en tant que langage mais plutôt des moteurs d’exécutions embarqués dans les différents navigateurs… et c’est précisément là que Tamarin intervient.

Tamarin est le nom de code donné par Adobe à son projet de moteur ecmascript (javascript si vous préférez, la nuance est subtile) destiné à le booster significativement en le compilant Just In Time en code machine (façon Java ou .Net) : une excellente idée… Et Adobe ne s’est pas arrêté en si bon chemin, puisqu’en novembre dernier, le code du projet a été ouvert et que le leadership du projet confié à la fondation Mozilla.

Résultat ? Les applications web de demain pourront être autrement plus exigeantes que les bricolages d’aujourd’hui ! Pour être plus précis, sachez que FlashPlayer 9 utilise déjà Tamarin et Firefox devrait l’intégrer en 2008 (à l’occasion du passage vers Javascript 2). C’est aussi pour cela qu’à contre-courant de l’actualité, je choisis de parler aujourd’hui de ce projet : parce qu’il crédibilise encore un peu plus Ajax et Flash face aux alternatives RIA montantes.