La fin de l’ère web 2.0

Les troisièmes trimestres sont propices au retournement : celui qui avait mis fin à la « nouvelle économie » des IT et du web 1.0 avait eu lieu en 2000… celui de 2007 marquera probablement le début de la fin pour le web 2.0. Turfiste impénitent de l’actualité du web, me voilà encore amené à vous annoncer un événement qui ne se lit pas seulement dans les boules de cristal.

Il est désormais quasiment certain que les Etats-Unis vont très prochainement connaître une phase de recession. Un article brillant démontre ceci à l’aide de données historiques incontestables :

– une chute de plus 25% de la construction aux US entraîne invariablement (depuis 40 ans) une phase de récession. Nous en sommes à 39% de baisse depuis 2006.

l’inversion des courbes de taux d’intérêt (lorsque les taux longs deviennent moins chers que les taux courts) est toujours annonciateur d’une recession sur les dernière décennies. Ils viennent précisément de s’inverser.

– les pics d’opération boursières à découverts (ou « boursicotage à crédit ») sont caractèristiques des périodes de crises. Or le niveau actuel de ces opération est semblable à celui observé juste avant l’éclatement de la bulle en 2000.

Parallèlement à cela, si les technologies de la prochaine génération du web (les fameuses RIA) sont là, les applications grand public en tirant pleinement partie n’ont pas encore émergé. Par contre, si Gmail commence à embarquer la techno Google Gears, ça ne devrait plus tarder…

Quel rapport entre ces 2 phénomènes allez-vous me dire ? C’est simple. Prenez d’abord une bonne vieille crise pour faire le tri entre les bons et les moins bons intervenants du marché. Mélangez la ensuite à des innovations techniques permettant à des challengers de faire la différence… et vous avez une nouvelle génération de modèles de logiciels et d’affaires !

Conclusion, ce blog va devoir changer de slogan… je vous propose donc quelques solutions de substitution :

– « le web 2.0, c’était pas du buzz »

– « le krach 2.0, c’est pas du hoax »

– « vivons heureux en attendant la crise »

– un autre idée ?