Facebook ou comment gagner sans innover

Facebook est une magnifique leçon d’entreprenariat : une application sans réelle innovation technique, sans nouveauté d’un point de vue conceptuel met tous ses adversaires KO les uns après les autres. Comment ? En faisant les choses mieux que les autres : en ayant une interface soignée, en ayant la bonne fonctionnalité au bon endroit et en exploitant un filon ayant un avenir : le « social web ».

Facebook était pourtant loin d’être le premier sur le créneau du réseau social, mais Mark Zuckerberg a eu ce qu’il fallait :

1- un produit bien réalisé (en tout cas, bien mieux que la concurrence) qui répond au besoin fondamental des internautes d' »exister » au sein d’une communauté

2- le filon viral mieux exploité que personne (par exemple, en allant cherchez dans vos contacts mail les gens que vous pourriez inviter ou recontrer dans Facebook)

3- un brin de chance pour passer un certain seuil de popularité et devenir le « hype » du moment

4- des utilisateurs écoutés et exploités avec les applications Facebook

5- la vente au meilleur moment d’une part minime du capital à Microsoft pour engranger un peu – beaucoup – de cash

Mais Facebook me donne un peu l’impression d’être une coquille vide pour le moment : oui, il y a un tas d’utilisateurs, oui on peut faire un tas de choses dedans… il n’y a cependant rien qui fasse de cette application un truc dont ne peut plus se passer.

Malgré cette appréciation personnelle très subjective, je me rends bien compte qu’il y a véritablement un certain nombre de « Facebook-addicted » : s’agit-il donc d’un simple phénomène de mode (à la Twitter) ou d’un vrai produit du paysage du web de demain ? Je n’ai pas encore d’avis tranché sur la question, mais il est heureux qu’il existe des gens comme Fred Cavazza pour jeter un gros pavé dans cette marre idolâtre.

Et vous, vous le voyez comment ce futur ?