HTML5, Ecmascript4, RIA : ce qui va changer dans le web de 2010

Par delà les vastes questionnements sur le social web et/ou les promesses d’un hypothétique sémantique (qui, s’ils sont légitimes, échappent encore véritablement à une analyse solide faute de faits et d’éléments concrets), il me semble que nous disposons désormais de suffisamment d’indices pour tracer les grandes lignes de l’évolution technique du web de 2010.

Back to the basics

Le web, qu’est ce que c’est ? Techniquement, c’est l’alliance de technologies antérieures (TCP/IP, DNS, MIME), de créations spécifiques (HTTP, HTML et les URL), et d’ajouts effectués au cours de son histoire (CSS, Javascript, DOM). Le web s’est aussi appuyé sur quelques autres standards pour des opérations spécifiques : les images (gif, png, jpeg, svg), la syndication de contenu (ATOM, RSS), les services (SOAP, REST, XML-RPC) entre autres.

Autour de ces standards, plusieurs technologies plus ou moins propriétaires sont venues se greffer afin d’en enrichir les possibilités : Flash, Java, ActiveX, QuickTime, plug-in spécifiques… Même si elles sont hors standard, certaines d’entre elles sont à ce point répandues qu’elles sont devenues incontournables.

Ce qui ne changera presque pas

HTTP : un simple toilettage de la spécification est en vue afin de lever les petites ambigüités qui peuvent y subsister.

TCP/IP : le passage progressif à IPv6 devrait résoudre pas mal de problèmes techniques… les utilisateurs de base ne devraient pas voir de grosses différences si ce n’est qu’une foultitude d’appareils pourra avoir une adresse IP.

Ce qui va vraiment changer

Javascript : le passage à Ecmascript4 (dont Javascript 2 sera une implémentation) va apporter ce qui manquait jusque là au langage pour en faire quelque chose de consistant. De plus, de véritables optimisations en terme de performances deviendront possibles, et cela pourrait ouvrir pas mal de perspectives.

CSS : on espère que CSS 2.1 sera peu à peu implémenté dans tous les navigateurs (on en est loin) et que CSS 3 sortira de l’ornière dans laquelle il est aujourdhui. Ne s’agit-il là que de voeux pieux ?

Ce qui va créer une révolution

HTML5 : du stockage local, des contenus audio et video natifs, des grilles de données Ajax natives, une gestion de la 3D avec OpenGL… voilà qui devrait suffire pour faire du web de demain un terrain de jeu considérablement plus riche que ce qu’il n’est aujourd’hui.

Les technologies RIA : là encore, les apports de chacune des technologies RIA vont nous permettre de beaucoup gagner en richesse d’interface et, bien souvent, d’anticiper par rapport aux promesses d’HTML5.