Projet Sweetch : le offline pour tous dès aujourd’hui

Le 10 April 2008 par JB Boisseau

La nécessité d’un web offline est désormais une évidence. Brad Neuberg avait été l’un des premiers à proposer une solution avec son Dojo Offline Toolkit, mais en parallèle bien des éditeurs avançaient des solutions : Adobe avec Air, Google avec Gears et même la prochaine génération de navigateurs avec HTML5 !

Toutes ces technos sont bien entendu une formidable opportunité pour les développeurs web mais elles sont autant de nouveaux casse-têtes à affronter : comment donner à nos utilisateurs ces possibilités d’offline au plus grand nombre sans attendre ? Sweetch est une bibliothèque Javascript open-source, s’appuyant sur Dojo, qui leur offre une solution élégante à ce problème : compatible avec l’immense majorité des configurations clientes tout en tirant partie au maximum des capacités de chacune d’entre elles, Sweetch rend possible maintenant ce qu’HTML5 promet pour dans 3 ans.

Et bien qu’encore en développement, Sweetch est d’ors et déjà téléchargeable et testable

Laissez-nous vos impressions !

Le web offline gagne du terrain

Le 7 April 2008 par JB Boisseau

Alors que, Sweetch, la librairie javascript qui va changer le mode déconnecté sera lancée en version alpha cette semaine, il est temps de revenir sur les importants progrès accomplis ces dernières semaines par le web offline :

- Google Gears débarque sur la version mobile d’internet explorer… et étend ainsi le champ des possibles de l’offline mais aussi et surtout des application web mobiles

- Adobe sort enfin la version de Air qui nous était promise pour les plates-formes Linux

Internet Explorer 8 intègre le “Dom Storage” (les “supers-cookies” que Firefox 2 proposait déjà) selon la spécification HTML5

- Safari 3.1 embarque une base SQLite pour permettre du stockage hors ligne selon, là encore, la future norme HTML5.

- Des bruits circulent sur l’intégration d’un tel système au sein d’une future version de Silverlight 2

- Firefox 3, faute d’implémenter pour le moment l’API HTML5 de stockage SQL hors ligne qu’on pensait voir arriver rapidement, intègre par ailleurs de nombreuses caractéristiques du chapitre “offline applications” de la spécification.

- Google Docs se voit renforcé de possibilités offline grâce à Google Gears : ouf, on n’y croyait plus !

C’est désormais quasi-certain pour le web offline : 2007 était l’année des expérimentations, 2008 est celle du décollage, 2009 sera celle de la croissance et 2010, celle de la maturité. Entre temps, cela laisse pas mal de travail pour les développeurs et d’espoirs pour des utilisateurs qui devraient bientôt être enthousiastes !

HTML5 et Javascript 2 au sommaire de Programmez

Le 28 March 2008 par JB Boisseau

Juste un post pour vous précisez la présence de deux articles que j’ai récemment écrits pour le magazine Programmez :

- le futur de Javascript dans le numéro de mars (N°106)

- HTML5, le langage qui va changer le visage du web dans le numéro d’avril (N°107)

HTML5, Ecmascript4, RIA : ce qui va changer dans le web de 2010

Le 7 March 2008 par JB Boisseau

Par delà les vastes questionnements sur le social web et/ou les promesses d’un hypothétique sémantique (qui, s’ils sont légitimes, échappent encore véritablement à une analyse solide faute de faits et d’éléments concrets), il me semble que nous disposons désormais de suffisamment d’indices pour tracer les grandes lignes de l’évolution technique du web de 2010.

Back to the basics

Le web, qu’est ce que c’est ? Techniquement, c’est l’alliance de technologies antérieures (TCP/IP, DNS, MIME), de créations spécifiques (HTTP, HTML et les URL), et d’ajouts effectués au cours de son histoire (CSS, Javascript, DOM). Le web s’est aussi appuyé sur quelques autres standards pour des opérations spécifiques : les images (gif, png, jpeg, svg), la syndication de contenu (ATOM, RSS), les services (SOAP, REST, XML-RPC) entre autres.

Autour de ces standards, plusieurs technologies plus ou moins propriétaires sont venues se greffer afin d’en enrichir les possibilités : Flash, Java, ActiveX, QuickTime, plug-in spécifiques… Même si elles sont hors standard, certaines d’entre elles sont à ce point répandues qu’elles sont devenues incontournables.

Ce qui ne changera presque pas

HTTP : un simple toilettage de la spécification est en vue afin de lever les petites ambigüités qui peuvent y subsister.

TCP/IP : le passage progressif à IPv6 devrait résoudre pas mal de problèmes techniques… les utilisateurs de base ne devraient pas voir de grosses différences si ce n’est qu’une foultitude d’appareils pourra avoir une adresse IP.

Ce qui va vraiment changer

Javascript : le passage à Ecmascript4 (dont Javascript 2 sera une implémentation) va apporter ce qui manquait jusque là au langage pour en faire quelque chose de consistant. De plus, de véritables optimisations en terme de performances deviendront possibles, et cela pourrait ouvrir pas mal de perspectives.

CSS : on espère que CSS 2.1 sera peu à peu implémenté dans tous les navigateurs (on en est loin) et que CSS 3 sortira de l’ornière dans laquelle il est aujourdhui. Ne s’agit-il là que de voeux pieux ?

Ce qui va créer une révolution

HTML5 : du stockage local, des contenus audio et video natifs, des grilles de données Ajax natives, une gestion de la 3D avec OpenGL… voilà qui devrait suffire pour faire du web de demain un terrain de jeu considérablement plus riche que ce qu’il n’est aujourd’hui.

Les technologies RIA : là encore, les apports de chacune des technologies RIA vont nous permettre de beaucoup gagner en richesse d’interface et, bien souvent, d’anticiper par rapport aux promesses d’HTML5.

Bilan subjectif du salon intranet et collaboratif 2008

Le 25 February 2008 par JB Boisseau

En visite sur le salon intranet et collaboratif qui se tenait la semaine dernière à La Défense, j’en fais pour les lecteurs intéressés un rapide bilan :

- le phénomène Zimbra est ce qui m’a marqué durant ce salon : plusieurs intégrateurs étaient présents pour présenter ce produit qui, il faut l’avouer, ne manque pas de qualité.

- le salon est relativement petit, ce qui permet de passer un temps raisonnable sur les stands ou dans les conférences/ateliers. Du coup, les exposants peuvent véritablement dialoguer avec les visiteurs.

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- à titre personnel, j’ai pu participer à la présentation de Coomcoom, un produit sur lequel nous avons travaillé en collaboration avec Wcom. Il s’agit d’un gestionnaire de favoris Ajax destiné à être installé en intranet pour capitaliser sur les connaissances des membres d’une société ou d’une communauté.

- un salon globalement agréable à revoir l’année prochaine pour y décerner quelques tendances du groupware en entreprise au delà des buzz de la toile…