HTML5 et Javascript 2 au sommaire de Programmez

Le 28 mars 2008 par JB Boisseau

Juste un post pour vous précisez la présence de deux articles que j’ai récemment écrits pour le magazine Programmez :

- le futur de Javascript dans le numéro de mars (N°106)

- HTML5, le langage qui va changer le visage du web dans le numéro d’avril (N°107)

HTML5, Ecmascript4, RIA : ce qui va changer dans le web de 2010

Le 7 mars 2008 par JB Boisseau

Par delà les vastes questionnements sur le social web et/ou les promesses d’un hypothétique sémantique (qui, s’ils sont légitimes, échappent encore véritablement à une analyse solide faute de faits et d’éléments concrets), il me semble que nous disposons désormais de suffisamment d’indices pour tracer les grandes lignes de l’évolution technique du web de 2010.

Back to the basics

Le web, qu’est ce que c’est ? Techniquement, c’est l’alliance de technologies antérieures (TCP/IP, DNS, MIME), de créations spécifiques (HTTP, HTML et les URL), et d’ajouts effectués au cours de son histoire (CSS, Javascript, DOM). Le web s’est aussi appuyé sur quelques autres standards pour des opérations spécifiques : les images (gif, png, jpeg, svg), la syndication de contenu (ATOM, RSS), les services (SOAP, REST, XML-RPC) entre autres.

Autour de ces standards, plusieurs technologies plus ou moins propriétaires sont venues se greffer afin d’en enrichir les possibilités : Flash, Java, ActiveX, QuickTime, plug-in spécifiques… Même si elles sont hors standard, certaines d’entre elles sont à ce point répandues qu’elles sont devenues incontournables.

Ce qui ne changera presque pas

HTTP : un simple toilettage de la spécification est en vue afin de lever les petites ambigüités qui peuvent y subsister.

TCP/IP : le passage progressif à IPv6 devrait résoudre pas mal de problèmes techniques… les utilisateurs de base ne devraient pas voir de grosses différences si ce n’est qu’une foultitude d’appareils pourra avoir une adresse IP.

Ce qui va vraiment changer

Javascript : le passage à Ecmascript4 (dont Javascript 2 sera une implémentation) va apporter ce qui manquait jusque là au langage pour en faire quelque chose de consistant. De plus, de véritables optimisations en terme de performances deviendront possibles, et cela pourrait ouvrir pas mal de perspectives.

CSS : on espère que CSS 2.1 sera peu à peu implémenté dans tous les navigateurs (on en est loin) et que CSS 3 sortira de l’ornière dans laquelle il est aujourdhui. Ne s’agit-il là que de voeux pieux ?

Ce qui va créer une révolution

HTML5 : du stockage local, des contenus audio et video natifs, des grilles de données Ajax natives, une gestion de la 3D avec OpenGL… voilà qui devrait suffire pour faire du web de demain un terrain de jeu considérablement plus riche que ce qu’il n’est aujourd’hui.

Les technologies RIA : là encore, les apports de chacune des technologies RIA vont nous permettre de beaucoup gagner en richesse d’interface et, bien souvent, d’anticiper par rapport aux promesses d’HTML5.

Bilan subjectif du salon intranet et collaboratif 2008

Le 25 février 2008 par JB Boisseau

En visite sur le salon intranet et collaboratif qui se tenait la semaine dernière à La Défense, j’en fais pour les lecteurs intéressés un rapide bilan :

- le phénomène Zimbra est ce qui m’a marqué durant ce salon : plusieurs intégrateurs étaient présents pour présenter ce produit qui, il faut l’avouer, ne manque pas de qualité.

- le salon est relativement petit, ce qui permet de passer un temps raisonnable sur les stands ou dans les conférences/ateliers. Du coup, les exposants peuvent véritablement dialoguer avec les visiteurs.

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- à titre personnel, j’ai pu participer à la présentation de Coomcoom, un produit sur lequel nous avons travaillé en collaboration avec Wcom. Il s’agit d’un gestionnaire de favoris Ajax destiné à être installé en intranet pour capitaliser sur les connaissances des membres d’une société ou d’une communauté.

- un salon globalement agréable à revoir l’année prochaine pour y décerner quelques tendances du groupware en entreprise au delà des buzz de la toile…

 

Projet Sweetch : le web offline pour tous !

Le 14 février 2008 par JB Boisseau

Le sujet du web offline m’anime désormais depuis un petit bout de temps… et ça n’a pas vraiment cessé à ce jour. Permettre l’utilisation d’application web hors ligne, c’est en effet probablement franchir le dernier pas qui nous sépare du Graal que constitue le concept de client riche, réunissant le meilleur du client léger et du client lourd.

Or pour y arriver, il faut faire en sorte que nos applications stockent des données côté client, et de préférence, avec une base SQL, histoire d’avoir quelque chose de performant. A l’heure actuelle, plusieurs technologies nous permettent de faire cela :

- Google Gears, utilisé par exemple dans Google Reader

- Adobe Air, utilisé dans le client riche d’Ebay

- Java, utilisé dans la messagerie web d’entreprise Zimbra

- HTML5, dont les spécifications commencent à être implantées dans WebKit et Firefox3

Le problème, c’est qu’utiliser une de ces technologies, c’est se restreindre non seulement à un certain type de client mais aussi devenir dépendant d’une technologie, de ses évolutions et de ses limites… et c’est de là qu’est né le besoin de créer quelque chose comme Sweetch.

Jack Slocum (de ext.js) nous a montré il y a quelques temps de cela qu’il était possible de créer une application fonctionnant en mode offline aussi bien sous AIR que Gears. Le but de Sweetch, c’est de donner aux développeurs Ajax le moyen de faire ce genre de développement en tirant partie des multiples technologies à notre disposition.
Concrètement, la librairie doit procéder de la manière suivante :

1- détecter l’environnement du client

2- déterminer la stratégie de stockage adéquate

3- télécharger puis utiliser un “storage provider” qui permet de mettre en oeuvre cette stratégie

Si tout se passe bien, on aura donc une véritable API pour tous les développeurs souhaitant faire des applications web offline sans s’enfermer dans une technologie particulière. Ce projet dont le développement débute véritablement aujourd’hui sera basé sur la librairie dojo d’Alex Russel, et en particulier sur les parties sql, offline et storage initiées par Brad Neuberg.

On vous tient au courant !

Yahoo - Microsoft : chronique d’un échec annoncé

Le 5 février 2008 par JB Boisseau

Annoncé de longue date, le rapprochement Yahoo-Microsoft pourrait enfin se concrétiser. Face à cette OPA, je suis aussi dubitatif que le marché (qui a fait perdre quelques points à Microsoft après son annonce) : bien entendu dans un monde parfait, cette acquisition pourrait avoir du sens, mais si on s’en rapporte aux faits, c’est beaucoup plus délicat.

En effet, ce que l’histoire montre, c’est que les fusions/acquisitons de grande ampleur échouent dans 70% des cas : c’est à dire que les synérgies, économies d’échelles, retombées marketing tant vantées par les dirigeants au début de telles opérations ne sont que rarement au rendez-vous. Les faits nous enseignent donc d’être méfiants, puisque, sans a priori par rapport aux sociétés concernés, l’échec est l’issue la plus probable.

Pour affiner un peu le pronostic, il faut bien entendu, regarder ce qui fait que cela marche dans 30% des cas. Une dimension importante semble être la “proximité” des entreprises concernées, cette proximité s’entendant à la fois en termes :

- géographique, même si cela a bien entendu moins de poids dans le cas de multinationales

- métier, c’est à dire les produits, les technologies et les marchés

- culturel, la culture d’entreprise souvent mésestimée étant en réalité un facteur décisif

Malheureusement pour les principaux intéressés, il y a problème sur tous ces points. Microsoft reste une société dont le métier est le logiciel de bureau malgré toutes ses tentatives pour passer au web. La seule véritable réussite de Microsoft liée à Internet, c’est le chat… grâce à un logiciel de bureau, MSN Messenger. Pire : quand on sait sur quel tas d’or Microsoft est assis grâce à sa maîtrise du marché, on bien du mal à voir comment son métier et sa culture pourraient changer ! En tout cas, je vois mal Ray Ozzie pouvoir faire quelque chose à cela… et je l’ai dit il y a bien longtemps !

De l’autre côté, Yahoo! est une société en perte de repères, qui multiplie les acquisitions, qui ouvre et ferme des services chaque semaine mais qui peine à trouver une véritable identité. Le petit portail sympa qui vous ouvrait les portes d’internet comme autant de nouveaux espaces de liberté portait bien son nom : “Yahoo !”, c’est pour ma part ce que je m’écriais lors de mes premiers clics sur la toile. Depuis, la bête a (trop) vite grossi et cherche à tout prix à se différencier de Google en trouvant le nouveau concept qui lui redonnera un rôle de leader. Et malgré toutes les qualités qu’a encore la société (par exemple sa domination du marché du webmail), il me paraît difficile que Microsoft lui insuffle à nouveau cette identité qui lui manque tant.

Question subsidiaire : pourquoi le cours de Google a-t-il baissé si fortement lors de cette annonce si la réussite de l’opération est à ce point douteuse ?

Réponse : la Booble explose, ça devait arriver, et tous les prétextes sont bons pour lui redonner un coup sur le tête mais ce ne sont sûrement pas les lecteurs coutumiers de ce blog qui en seront surpris